Ces définitions sont pour la grande majorité extraites des divers dictionnaires techniques et glossaires présentés sur le site Internet du Ministère de l’écologie et du développement durable ou encore des Agences de l’eau.

A - D

Aléa (au sens du risque lié à l’eau)

Notion comprenant pour une parcelle ou un groupe de parcelles données tout ce qui caractérise l’élément perturbateur conditionné par l’extérieur susceptible de provoquer des modifications aux sols, à l’écosystème et de porter atteinte aux personnes, aux biens et aux activités. Les aléas sont, en règle générale, d’origine climatique.

La notion de risque prend en compte l’aléa et la vulnérabilité du site (bien exposé, réactions humaines,…). Par exemple, l’aléa pour une parcelle inondée caractérise la submersion par sa durée, par sa hauteur d’eau, par la vitesse du courant lors d’une crue de récurrence donnée.

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Alimentation en eau potable (AEP)

Ensemble des équipements, des services et des actions qui permettent, en partant d’une eau brute, de produire une eau conforme aux normes de potabilité en vigueur, distribuée ensuite aux consommateurs.

On considère quatre étapes distinctes dans cette alimentation : prélèvements – captages, traitement pour potabiliser l’eau, adduction (transport et stockage), distribution au consommateur.

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Annonce des crues

Avertissement diffusé à l’avance par un service spécial de l’Etat (service d’annonce des crues).

En cas d’alerte pluviométrique ou hydrologique (déclenchement et dépassement de seuils), le service d’annonce des crues propose au Préfet la mise en alerte des maires des bassins versants concernés. Au fur et à mesure d’une crue à débordement grave, le service d’annonce des crues diffuse, à l’attention des Préfets qui sont les seuls responsables de la diffusion aux Maires, des bulletins de situation hydrologique et d’information sur l’évolution des hauteurs d’eau.

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Anthropique

Se dit d’un milieu ou d’un système, à l’origine naturel, marqué par l’activité humaine.

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Aquifère

Ensemble de roches perméables suffisamment conducteur pour permettre l’écoulement et le captage d’une nappe d’eau souterraine. Dans la pratique ce concept est souvent confondu avec celui de la nappe souterraine qu’il renferme. Les aquifères se caractérisent par leur géométrie (mono couche, stratifié, compartimenté …), leur caractère libre ou captif (recouvert par des couches imperméables), par des caractéristiques exprimant sa perméabilité (la transmissivité) ou la quantité d’eau contenue (le coefficient d’emmagasinement).

Au titre de la Directive cadre européenne sur l’eau n°2000/60/CE du 23 octobre 2000, un aquifère est constitué d’une ou plusieurs couches souterraines de roches ou d’autres couches géologiques d’une porosité et d’une perméabilité suffisantes pour permettre soit un courant significatif d’eau souterraine, soit le captage de quantités importantes d’eau souterraine.

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Arrêté de biotope

Arrêté préfectoral pris après avis de la commission départementale des sites, il tend à favoriser sur tout ou partie du territoire d’un département la conservation des biotopes nécessaires à l’alimentation, à la reproduction, au repos ou à la survie des espèces animales et végétales à protéger.

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Assainissement

Ensemble des techniques de collecte, de transport et de traitement des eaux usées et pluviales d’une agglomération, d’un site industriel, ou d’une parcelle privée avant leur rejet dans le milieu naturel. L’élimination des boues issues des dispositifs de traitement fait partie de l’assainissement.

  • - L’assainissement collectif : mode d’assainissement constitué par un réseau public de collecte et de transport des eaux usées vers un ouvrage d’épuration : station d’épuration.
  • - L’assainissement non collectif = autonome = individuel :
    « tout système d’assainissement effectuant la collecte, le prétraitement, l’épuration, l’infiltration ou le rejet des eaux usées domestiques des immeubles non raccordés au réseau public d’assainissement » (arrêté du 6 mai 1996 modifié, fixant les prescriptions techniques applicables aux systèmes d’assainissement non collectif).
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Auto-épuration

Ensemble des processus biologiques (dégradation, consommation de la matière organique, photosynthèse, respiration animale et végétale), chimiques (oxydo-réduction…), physiques (dilution, dispersion, adsorption…) permettant à un écosystème aquatique équilibré de transformer ou d’éliminer les substances (essentiellement organiques) qui lui sont apportées (pollution).

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Banque Hydro

Système informatisé de gestion des données des stations de mesure des débits, géré par le Ministère de l’Environnement.

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Bassin hydrogéologique

Domaine aquifère, simple ou complexe, dans lequel les eaux souterraines s’écoulent vers un même exutoire ou groupe d’exutoires ; il est délimité par une ligne de partage des eaux souterraines. C’est l’homologue du bassin versant pour les eaux de surface.

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Bassin versant

Unité territoriale délimitée par des lignes de crêtes, où toutes les eaux convergent vers un même exutoire. A chaque exutoire correspond un bassin versant. Ceux-ci peuvent être hiérarchisés en plusieurs niveaux, pour constituer le bassin versant final, dont l’exutoire est la mer.

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Bief

Portion d’un cours d’eau entre deux écluses ou seuils.

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Carrière

Gisement exploité de substances minérales défini par opposition aux mines qui font l’objet d’une législation spécifique. Les carrières concernent les matériaux de construction, d’empierrement,... Elles peuvent être superficielles ou souterraines, alluviales ou en roche massive.

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Champ captant

Zone englobant un ensemble d’ouvrages de captage prélevant l’eau souterraine d’une même nappe.

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Code des bonnes pratiques agricoles

Au sens du décret, code qui concerne tous les aspects de la fertilisation azotée.

Dans le code sont précisées les bonnes pratiques d’épandage et de stockage des fertilisants ainsi que celles relatives à la gestion des terres et de l’irrigation. Les fertilisants y sont définis comme toute substance contenant un ou des composés azotés épandus sur les sols afin d’améliorer la croissance de la végétation, y compris les effluents d’élevage, les résidus d’élevage piscicole et les boues d’épuration. (Article 2 du Décret 93-1038 du 27/08/93 et Arrêté du 22/11/93).

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Cours d’eau domaniaux

Les cours d’eau domaniaux font partie, avec les lacs domaniaux, du Domaine Public Fluvial (DPF).

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Cours d’eau non domaniaux

Les cours d’eau non domaniaux sont les cours d’eau qui ne sont pas classés comme appartenant au domaine public. Les propriétaires riverains, propriétaires de la moitié du lit, doivent en assurer l’entretien régulier.

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Crue

Phénomène caractérisé par une montée plus ou moins brutale du niveau d’un cours d’eau, liée à une croissance du débit jusqu’à un niveau maximum. Ce phénomène peut se traduire par un débordement du lit mineur.

Les crues font partie du régime d’un cours d’eau. En situation exceptionnelle, les débordements peuvent devenir dommageables par l’extension et la durée des inondations (en plaine) ou par la violence des courants (crues torrentielles).

On caractérise aussi les crues par leur période de récurrence ou période de retour.

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Culture maraîchère

Le maraîchage consiste en la production de légumes en plein champ ou dans des serres (cf. la nomenclature des activités françaises de l’INSEE). Ce type d’agriculture intensive a pour objectif d’optimiser les surfaces et de réduire les temps de production (cycles courts) et nécessite de ce fait des moyens techniques poussés : réseau d’irrigation, serres chauffées ou non, tunnels plastiques...

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Curage

Les travaux de curage ont pour objectif l’enlèvement des sédiments qui s’accumulent dans le lit des cours d’eau, dans les zones où le courant se ralentit brutalement ou lorsque la charge solide excède occasionnellement ce que la capacité de transport permet d’évacuer. Aux termes de l’article 114 modifié du code rural, le curage d’entretien est une obligation du riverain qui échappe aux rubriques de la nomenclature “eau”. On parle également de curage dans les ouvrages d’assainissement.

Cyprinidés, cyprinicole

Famille de poissons (ordre des Cypriniformes) constituant la plus importante des familles de poissons (et de vertébrés), et à laquelle appartiennent le gardon, la brème, la carpe, l’ablette, le barbeau. Poissons prolifiques, à pontes abondantes, caractérisant le plus souvent des cours d’eau de plaine à vitesse lente.

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Débit

Volume d’eau qui traverse une section transversale d’un cours d’eau par unité de temps. Les débits des cours d’eau sont exprimés en m3/s.

Pour les petits cours d’eau, ils sont exprimés en l/s. Les débits d’exploitation des eaux pour les usages sont suivant les cas exprimés aussi en m3/mn, m3/h, m3/j, m3/an. Il en est de même pour les débits d’eaux souterraines.

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Déclaration d’utilité publique

Acte administratif reconnaissant le caractère d’utilité publique à une opération projetée par une personne publique ou pour son compte, après avoir recueilli l’avis de la population à l’issue d’une enquête d’utilité publique. Cet acte est en particulier la condition préalable à une expropriation (pour cause d’utilité publique) qui serait rendue nécessaire pour la poursuite de l’opération.

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Diatomée

Algue brune unicellulaire vivant en eaux douces ou salées dont la membrane est entourée par une coque siliceuse.

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District hydrographique

Zone terrestre et maritime composée d’un ou de plusieurs bassins hydrographiques ainsi que des eaux souterraines et côtières associées.

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